Menu


Niger : Prochain remaniement ministériel: Grosse panique au sein du gouvernement

Longtemps annoncé mais plusieurs fois retardé, le remaniement ministériel est cette fois plus que probable.

Cela a failli se concrétiser avec l’instauration d’un gouvernement d’ nationale n’eut été le refus catégorique de l’opposition politique. Maintenant que cette alternative n’a pas prospéré, nul doute qu’un nouveau gouvernement est en gestation avec les partis de la majorité au pouvoir mais aussi avec certaines personnalités de l’opposition qui, ouvertement ou en cachette, ont donné leur accord de principe à une éventuelle participation au gouvernement d’ nationale.

La main tendue et la porte ouverte du Président Issoufou étaient aussi en leur direction. Cette invite est pleine de sens et suffisamment claire pour signifier l’urgence d’un remaniement gouvernemental.

Il faut reconnaître que le gouvernement de la 7ème République a effectivement du mal à fonctionner. Les choses sont donc claires. Il faut s’attendre à une réorganisation du dispositif politique pour permettre au Niger de sortir la tête de l’eau. Tous les responsables des partis alliés doivent par conséquent en tirer les conséquences et proposer des hommes et des femmes capables d’amener le bateau Niger à bon port. Le message du Président Issoufou Mahamadou est assez clair pour être compris de tout le monde. Il s’agit ni plus ni moins que de donner un souffle nouveau, une dynamique nouvelle à la Renaissance au tout début de l’année 2013.

Tout porte à croire que l’intention est d’ouvrir l’année 2013 avec un nouveau gouvernement, plus entreprenant et plus compétent. La nécessité de réorganiser le fonctionnement même de l’Etat est impérieuse. Les Nigériens, dans leur majorité, ont constaté que le gouvernement actuel a atteint les limites de sa durée de vie et que seul un remaniement de l’équipe actuelle peut être salutaire. Tout le monde s’accorde à dire que l’équipe ministérielle a besoin de sang nouveau et surtout d’autres compétences aptes à conduire le programme de la Renaissance du Niger.

Malgré le léger réaménagement du gouvernement de Brigi Rafini suite au départ de trois ministres et l’entrée de trois nouveaux le Président de la République a compris la nécessité d’introduire des corrections au sein de l’équipe gouvernementale. Cela peut se traduire certes par des échanges de portefeuilles ministériels mais surtout à l’entrée de nouvelles personnalités politiques. C’est pourquoi la panique a gagné les membres du gouvernement actuel. Ils savant qu’ils sont en sursis : certains assis sur des braises ardentes d’autres sur des fauteuils éjectables. Léger réaménagement ou profond remaniement ? Qui va rester et qui va partir dans cette certitude que le ‘’verdict’’ ne tardera pas à tomber dans les tout prochains jours ?

Dans la fièvre de remaniement qui s’empare tous les milieux, l’analyse objective retient certains repères. Le premier élément d’analyse que le Chef de l’Etat aura constamment au rétroviseur repose sur le contexte sous régional mouvant. Sur ce chapitre, beaucoup retiennent le fait que le PM Briji Rafini, pourrait garder son portefeuille. D’abord parce qu’il joue bien sa partition de discrétion et de souffre-douleur. Ensuite parce qu’il est devenu incontournable pour garder en respect tous ces bouillons nordistes prêts à exploser pour peu qu’il n’y ait plus une personnalité assez influente pour les raisonner. Pour les portefeuilles ministériels, deux éléments seront déterminants.

En effet, le Chef de l’Etat serait très remonté contre les chiffres peu fiables qui lui sont communiqués par des ministres préoccupés à gonfler leur prestation. De l’autre côté, la 2ème personnalité du pouvoir, à savoir le Président de l’Assemblée nationale aurait de gros chagrin contre certains ministres de sa formation politique incapables de créer la différence positive dans la sourde concurrence opposant les deux plus grands partis de la mouvance présidentielle. Naturellement, pour les ministres en poste, se faire maintenir dans la prochaine équipe devient une équation qu’on tente de résoudre par marabouts et zimas interposés tout en ne négligeant pas certains lobbys influents comme la chefferie traditionnelle et les rouages des partis politiques.

Enfin, le troisième groupe qui ferait son entrée dans la prochaine équipe se recrute au sein des transfuges de l’opposition. Après la période d’euphorie et de polémique qui avait suivi la proposition de la mise en place d’un gouvernement d’ nationale, des dissidences avaient été annoncées au sein des partis politiques composant l’ARN. En échange, ces transfuges devaient bénéficier de quelques pistons de sécurité. Si ce remaniement se concrétise, la vérité est que son cahier de charge comportera l’objectif d’assurer la sécurité nationale dans un moment où la guerre au Mali ne fait plus l’ombre d’un doute.

Comme quoi il faut savoir naviguer sur une mer mouvementée sans se mouiller.

par ISAM (Le Canard déchaîné)

(TamTam Info 26/12/2012)

 

© Copyright TamTam Info

 

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Retour en haut